ONE YEAR / 365 CHANCES

October 18, 2017

 

 

Il y a des étapes de la vie qui te font te poser des questions sur toi et ta vie.
- Qu'est ce que tu as fait de fou dans ta vie ?
- Que seras-tu fière de raconter à tes enfants ?
- Qu'est ce qui la rend unique ?
- Es-tu heureuse ? Épanouie ?
- As-tu accompli ce que tu voulais ?
- Es-tu la femme que tu aurais voulu être ?
- As tu des regrets ?
Les réponses étaient négatives. Et pour les regrets, oui j'en avais forcément. À 17 ans, on m'a proposé de partir aux USA pour un an. Loin de m'imaginer qu'il s'agissait d'un échange... Mon pauvre correspondant se serait retrouvé au Maroc plutôt qu'en France. Ma culture à la maison est principalement marocaine. Je parle arabe et on mange des tajines😂 (tellement cliché mais c'est vrai). Et ce n'était pas mes parents qui allaient lui faire visiter l'arrière pays 😂 Alors j'ai abandonné l'idée mais j'aurai vraiment voulu le vivre.
Certaines épreuves de ma vie m'ont fait comprendre qu'on avait qu'une seule vie, qu'il n'y avait pas d'âge pour s'accomplir, que si tu n'es pas heureuse, n'attends pas que quelque chose arrive ou que quelqu'un te rende heureuse. Tu es seule "maître" de tes choix même si pour moi le facteur destin entre en compte.
Il a fallu que je souffre pour arriver à certains stades de ma vie. Arriver à la remise en question. Celle qui te permet de t'interroger et de prendre des décisions. Radicales ou non. Mais celles qui te font avancer et prendre un tournant.
Je vous avoue qu'une bloggeuse que j'admire, qui est LovaLinda a été en quelque sorte mon exemple. Je vous invite à découvrir son blog, et surtout cet article qui explique pourquoi elle a décidé de réaliser son rêve d'enfant et faire le tour du monde.
Il y a un peu plus d'un an et demi, je me suis posée ces questions. Et j'ai fait des choix en conséquence. J'ai quitté mon job, quitté mon appart, je suis retournée vivre chez mes parents pour pouvoir vivre un an à l'étranger. J'aurai dû partir il y a un an, mais j'ai eu un contretemps. La partie n'était que remise. Ce temps m'a aussi permis d'avancer sur BEATNIK CREATION, apprendre à nager, passer mon permis moto et m'investir un petit temps dans l'associatif.
J'appelle ces deux années voire trois, si je tiens bon MA CRISE DE LA TRENTAINE, et je trouve qu'elle me réussit.
Je vous avoue que depuis que j'ai pris cette décision (début d'année 2016), je n'avais qu'une hâte, c'était de partir et vivre ce truc fou. Partir à l'aventure avec un billet aller. Tout quitter, partir de zéro, voir comment on peut s'adapter sur un autre continent à l'autre bout du monde où l'on ne connaît personne. Être livré à soi-même. Savoir de quoi l'on est capable.
J'admire ces personnes qui émigrent. Qui quittent tout pour une vie meilleure. J'admire mes parents qui sont arrivés dans un pays où ils ne connaissaient rien de la langue, la culture, les traditions. Mais ils se sont adaptés. Ils ont appris. Je trouve ça tellement courageux. De nos jours, on vit dans sa ZONE DE CONFORT et nous ne souhaitons pas en sortir. Il faut se dire que c'est grâce à nos parents qui sont sortis de la leur pour qu'on puisse en avoir une.
Je pars avec beaucoup moins de difficultés qu'eux. Je parle anglais, la culture n'est pas trop différente de celle que l'on a en Europe.
Pour le coup, je n'ai pas peur de l'inconnu. Travail, appart, tâches administratives...
Ma grande difficulté a été de me séparer de ma famille. Quitter mes parents qui sont tout ce que j'ai et ma meilleure amie qu'on peut définir comme ma soeur et qui partage ma vie depuis bientôt 14 ans soit presque la moitié de ma vie.
Je suis heureuse d'avoir des parents qui me laissent faire mes choix par moi-même et me soutiennent dans tout ce que je fais. Bien qu'ils soient âgés, d'une autre génération et que je sois fille unique, ils respectent mes décisions. Ils ont eu les bons mots et le comportement juste. Je sais qu'ils sont fiers de moi et peu importe le temps où je serai loin d'eux, il ne tiendra qu'à moi de tenir un an, 6 mois, 3 mois... Je leur en serai éternellement reconnaissante. Je sais aussi que j'ai une meilleure amie exceptionnelle qui prendra le relai quand je ne serai pas là et que mes amis et famille sont tout autant présents. Mais je vous assure qu'à trois jours du départ, je me disais que je faisais le mauvais choix. Que je ne tiendrai pas aussi loin. J'aime tellement ma famille. Le sacrifice est bien trop gros...
Alors me voici, dans mon deuxième avion entrain de vous écrire. Il me faudra prendre trois avions en 24 heures. Chaque avion volera un peu plus de 7 heures, soit trois fois PARIS-NEW YORK. Deux escales : une à Mascate et l'autre à Kuala Lumpur. Vous l'aurez compris, je m'envole pour l'Australie dans le cadre du Permis Vacances Travail. Mais il n'est pas question de revenir en arrière malgré l'épreuve. Toute expérience est bonne à vivre et surtout le dépassement de soi. Un jour sera un pas en avant.
Dans une année, il y a 365 jours, soit 365 chances

BORN IN 1986

T-shirt - Zara 
Lunettes - eyevan  

 

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© 2017 by Hassana Rabeh

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