ONE YEAR / MORE THAN 365 CHANCES

October 21, 2018

 

 

Me voici, 365 jours plus tard. 365 jours après avoir atterri en Australie.

Je me pose souvent des questions. Me demandant si j'ai bien fait de rentrer il y a 7 mois. D'abandonner ce pourquoi j'avais tout quitté. De ne pas avoir été au bout des choses alors que j'avais choisi de m'abandonner à vivre.

J'ai adoré chaque partie de ce voyage. Les pleurs avant le départ qui m'ont permis de réaliser à quel point j'aimais les miens. Je me souviens de chaque détail comme si c'était hier. Je me revois pleurer en disant au revoir à mes parents. Mon père en larmes, me disant ne part pas. Ma mère ne versant aucune larme, me disant : "je suis fière de toi, la maison ne bougera pas d'endroit, fais ce que tu as à faire et reviens quand tu l'auras décidé". Prendre sa voiture, pleurer pendant 1h15 sur du Oum Kalthoum. Profiter des derniers instants à Lyon avec mon amie. Quelques heures plus tard, récupérer ma Pia pour aller à Paris. Là encore, le déchirement. Je me revois, la serrer dans mes bras, en larmes, ne pas vouloir la lâcher et lui dire : "je ne veux plus y aller". Le sacrifice était trop énorme à ces instants là. 

Mais une fois la porte passée, les larmes essuyées, je savais que j'allais à la rencontre d'un rêve. Qu'il ne s'agissait plus de sacrifices mais de choix. Chaque passage, dans chaque aéroport était épique. Car tout ne se déroule pas sans encombre avec moi. Oublier son sac à dos avec ses appareils photos, son ordi, ses livres, son visa au check point à Mascate et ne s'en rendre compte qu'au moment d'aller aux toilettes avant d'embarquer, ne peut arriver qu'à moi. Et oublier son seul manteau dans l'avion à Melbourne, avoir des températures de 18° mais un ressenti à 5° ne peut arriver qu'à moi aussi. Mais, à aucun moment je n'ai pris la chose du mauvais côté. Ma philosophie de vie était différente. NO PRESSURE ! 

Mes premiers mois à Melbourne étaient magiques et je pèse mes mots. Les choses simples de la vie. La découverte : de la ville, des quartiers différents, d'une nouvelle culture, de la solitude, de nouvelles rencontres, de nouveaux jobs, des cultures de mes coloc,... La vie était différente, parce que je la rendais différente. Je prenais le temps ! Je ne m'imposais aucune chose que je ne voulais pas faire et je m'imposais des choses que je rêvais de voir. Tout m'était facilité. La VIE et les opportunités s'offraient à moi sans efforts. Nul besoin de forcer les choses quand elles viennent à nous. 

Au bout de 3/4 mois, tout n'était plus aussi rose. Le manque commence à se faire sentir. Routine installée. Prise de poids qui m'a pas mal minée le moral. Le coeur n'y était plus. Ni une, ni deux, jeudi on plaque le job. Samedi, la remplaçante à la coloc était choisie. Dimanche 00h30 billet acheté même si 2 heures avant la destination était Bali. Dimanche et lundi élaboration des valises. Mardi 22h30 dans l'avion pour Paris. Là aussi, de la pure folie.

Des fois, je me dis que je n'aurai pas dû rentrer et des fois, je me dis que c'était écrit. 

7 mois après être rentrée, je ne garde que le positif de cette année. Je me rends compte que tout ne se déroule pas comme on l'imagine. Quand tu prévois de partir un an, que le coeur te rappelle au bout de 5 mois, que tu comptais rester un mois en France reprendre tout l'amour dont tu as besoin et repartir, mais que tu ne repars plus... Circonstances ? Destin ? Pour celles et ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez que je ne crois pas au hasard mais au destin. Je suis et reste persuadée qu'il y a une raison pour chaque chose. La vie est belle et pleine de surprises.

Cette année m'a beaucoup appris sur moi-même. 

J'ai réalisé que j'étais capable de beaucoup, que j'avais du cran, que plus je vieillissais plus je me rencontrais et plus j'aimais la personne que je devenais, j'ai compris que la passion m'animait plutôt que la raison, que l'affectif dirigeait ma vie, qu'un voyage au bout du monde seule, ne valait pas une routine entourée de ceux que j'aime. J'irai sûrement moins vite dans ma quête du monde mais le partage n'a pas de prix. Vivre des choses folles mais n'avoir personne avec qui les partager était sans saveur.

Je souhaite à tout le monde de vivre une expérience telle que celle-ci. Elle a été magique et m'a permis de savoir qui j'étais et ce que je voulais. Il y a des expériences de 5 mois qui vous en apprennent plus que 31 ans d'existence. 

A jamais reconnaissante, Dieu, mes parents, ma Pia, mes amis et ma famille.

Un petit message d'amour et de nostalgie à toutes ces âmes rencontrées.

Repartie pour un an et plus de 365 chances.

AMOUR ET PAIX. LOVE & PEACE. حب و سلام

H.

 

 

 

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© 2017 by Hassana Rabeh

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